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    Beethoven, la Pathétique, deuxième mouvement. 

     

    Ce soir, je ferme les yeux, assise sur mon canapé et je me laisse aller à la musique qui est pour moi souvenir heureux:

    Il fait nuit, je suis dans ma chambre, couchée dans mon lit,

    les yeux grands ouverts, enfant peureuse, recroquevillée sur moi-même,

    le diable rôde autour de moi, prêt à m'emporter au moindre de mes mouvements...

    Mais voici qu'une musique se fait entendre, venue du salon.

    Mon père, enfin tranquille, s'est mis au piano, il joue, ses mains courent sur le clavier,

    les touches s'enfoncent les unes après les autres, me berçant de cette douce mélodie... Beethoven !

    Je me détends, j'allonge mes jambes, le Mâlin s'est évanoui.

    L'escalier peut bien craquer, je ne l'entendrai pas.

    Ma porte bien qu'entrebâillée semble grande ouverte aux sons qui s'évadent d'en bas jusqu'à moi, petite fille dans son lit.

    Je ferme les yeux, apaisée, il est déjà tard et l'enfant que je suis a besoin de sommeil.

    Mon souffle se fait régulier, doucement ma conscience m'échappe et je m'endors !

    Vaincu par la sonate, ce n'est pas encore ce soir que le Monstre m'emportera...


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