• Le 21 juillet 2017: d'Uterga au monastère cistérien Santa maria de José, 20,2 Km - 2

    La partie suivante va nous rapprocher progressivement de l'autoroute

    qu'on longera heureusement le plus souvent par des petits chemins qui nous la cacheront.

    On la traversera cependant plusieurs fois par des tunnels. Par la suite, ce ne sera pas toujours le cas.

    Une heure quinze plus tard, ma voilà à Mañeru (450 mètres d'altitude). les armoiries sur les maisons basques sont fréquentes:

    chaque famille noble, riches bourgeois ou certains artisans ont le leur.

      Le 21 juillet: d'Uterga au monastère cistérien Santa maria de José, 20,2 Km - 2       Le 21 juillet: d'Uterga au monastère cistérien Santa maria de José, 20,2 Km - 2

    Une demi-heure plus tard, je suis en vue de Cirauqui, beau village sur son promontoire

    au pied duquel poussent quelques vignes et culture de l'olivier.

    L'autoroute, non loin ne l'a pas détruit.

    A l'entrée du village, une porte médiévale avec, à son pied une stèle discoïdale de 1638 qui m'a intriguée et dont je n'ai trouvé aucune explication.

     

     

    Eglise San Roman que je n'ai pu visiter: le gardien qui en sortait l'a fermée sous mon nez malgré mon regard suppliant. pas très accueillants, non ?

    Le 21 juillet: d'Uterga au monastère cistérien Santa maria de José, 20,2 Km - 2

    Même genre que la porte de l'église d'Obaños avec son arc lobé, façon mozarabique.

    Après avoir mangé sur la place où une bonne boulangerie m'a approvisionnée, je quitte le bourg derrière un asiatique tel que je l'ai déjà décrit

    c'est à dire couvert de la tête aux pieds. Celui-ci parle très peu anglais et ni espagnol, ni français.

    Je les trouve bien courageux d'affronter la solitude pendant de longs mois.

     

    Je continue le chemin puis le quitte pour rejoindre le couvent où je dois passer la nuit.

    Arrivée à 14 h 30, je suis accueillie par un vieux monsieur handicapé que j'ai du mal à comprendre

    car il a un reste de paralysie, consécutif, sûrement à une maladie primitive.

    Il me faut attendre, à l'ombre heureusement car il fait très chaud, près de la chapelle que les sœurs se réveillent de la sieste,

    leur prochaine célébration est à 15 h 30.

    J'y assiste donc et enfin je suis conduite à mes appartements, modestes, mais où une bonne douche moderne me permet de me faire propre.

    Le lit est juste un peu dur!

    Puis j'assiste à leurs offices où, en dehors des psaumes et répons, règne le silence.

    Evidemment, je ne comprends pas mais participerai aux vêpres à 17 h 30 et à la célébration du soir à 20 h 30.

    Enfin le dîner que je partagerai avec les personnes qui font retraite et mon vieux monsieur.

    Le repas n'a rien de glorieux, juste un peu tiède mais celà m'indiffère finalement

    car les gens sont sympathiques. les sœurs, soumises au silence trappiste dîneront à part.

    Le lendemain matin, je zappe les laudes à 5 h 30 et la messe de 7 h 00 car je veux partir plus tôt.

    Les sœurs sont compréhensives et demandent à notre vieux monsieur de m'accompagner pour mon petit déjeuner.

    Elles, elles ne mangeront qu'après la messe. 

    La religieuse responsable de l'accueil me fait la bise et je rejoins la chapelle où une autre none attend en prière l'heure de la messe.

    On se fait un petit signe amical...

    Et en silence, je quitte les lieux au moment où les cloches retentissent.

    J'ai laissé un petit mot à l'entrée en remerciement de leur hospitalité... Pour 25 € tout compris. Là, au moins, pas de business.

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  • Commentaires

    1
    Sylvie
    Jeudi 10 Août à 18:15

    Magnifiques photos . J'aime bien cette stèle .

    Cet accueil te change agréablement de celui de la veille .

    Et cela me réjouit pour toi .

     

    2
    Jeudi 10 Août à 18:43

    Tu partage vraiment avec nous un trajet fabuleux qui nous montre de très très beaux coins, villages, églises, etc... un régal de bout en bout cette série du jour.

    3
    bramatan
    Jeudi 10 Août à 19:56

    Le blason de gauche est celui des rois catholiques (lion du Léon, château de la Castille, logo de la Navarre (peut-être, ou bien les Asturies) et barres verticales de l'Aragon.

    4
    Vendredi 11 Août à 08:49

    Quelle différence entre la richesse de l'église d'Obaños et côté frugal de la vie monastique où tu as passé la nuit. Tu vis des expériences enrichissantes et, quitte à me répéter : on ne sort pas indemne de tels cheminements. Le Pèlerinage que j'ai fait (et que tu as commenté) se fait chaque année à la même époque. Nous nous relayons pour porter le sac contenant une vierge en bois de 15kgs sur un parcours de 15kms avec un denivelé positif de 650m.  

    5
    Vendredi 11 Août à 14:51

    Bonjour Martine,

    je ne sais pourquoi mais je trouve ton cheminement de cette année plus captivant que les autres ?

    J'apprécie beaucoup tes récits (d'ailleurs je t'ai toujours dit que tu écrivais bien) et tes photos bien cadrées ....

    Tu m'impressionnes avec ta participation aux offices. Tu reviens de "cette aventure" nickel-Chrome ! tous tes pêchés sont pardonnés.

    6
    Vendredi 11 Août à 22:28

    superbe ce village , j'adore la porte mediévale !

    pas eu trop d'ampoules aux pieds ?

    je t'envie le silence de la marche.

      • Vendredi 11 Août à 22:42

        Non, en nu-pieds on n'a pas d'ampoules, c'est l'avantage

    7
    Samedi 12 Août à 00:13
    Très bonne série ou chaque photo est à étudier. Je souris à ta réflexion sur l'asiatique marcheur couvert de la tête au pied. Je pense qu'il a raison car ainsi il régule mieux sa propre chaleur tout comme le font les touaregs et autres habitant des régions saheliques sèches.
    8
    Samedi 12 Août à 07:56

    un récit captivant , j'aimerais bien te lire si tu prenais l'envie d'être écrivaine un jour .

    les blasons et cette porte d'église , j'adore .la photo du chinois aussi !!!

    cette cure d'offices religieux t'ont ils apporté la paix intérieure ? 

      • Samedi 12 Août à 08:29

        Difficile quand on ne comprend rien car, même si je comprends des bouts de phrases, il est difficile d'écouter, chercher à comprendre et se recueillir.

        Néanmoins, c'est tellement la paix en ces lieux qu'on ne peut que réfléchir, ce qui est déjà pas si mal et, en plus les offices obligent à se poser. J'ai aussi observé les rituels physiques, les religieuses se placent à certains endroits précis et, comme ce sont des trappistes, le silence est la règle, elles ne peuvent que chuchoter et juste pour l'essentiel.

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