• 19 juillet 2017: Pampelune

    Pour rentrer dans Pampelune, j'ai d'abord passé le pont de la Magdalena puis j'ai longé, longé, longé les remparts pour arriver  enfin, fatiguée, transpirante en ville.

    Ce pont du 12ème siècle mais probablement d'origine romaine, remanié au 19ème franchit l'Arga.

    Il est déclaré depuis 1939 monument historique artistique

    Croix du 16ème indique au pèlerin l'entrée du pont.

    Ici, un jeune coréen réfléchit au pied de la croix des pèlerins (dont j'ai raté la photo) pour savoir par où il doit passer. verra-t-il la flèche jaune devant lui ?

    les asiatiques sont toujours habillés de pied en cape: pantalon long, manchettes, parfois des gants et un foulard qui cache le visage.

    On ne voit que leurs yeux et encore même pas car ils portent des lunettes de soleil.

    Pampelune doit son nom au général romain Pompée qui fit dresser un camp en 75 Av JC, à l'emplacement actuel de la cathédrale.

    Un village de vascons (ancêtre des gascons et probablement des basques) s'y trouvait déjà.

    Pompée urbanise le camp et l'appelle Pompaelo.

    Par la suite, des raids de vikings puis de Maures se succèdent et ruinent la ville.

    En 778, après une campagne ratée contre les arabes près de Saragosse, Charlemagne écrase la forteresse désormais basque

    afin de couper la route à ses poursuivants maures. La bataille qui s'ensuit au col d'Ibañeta est passée à la postérité avec la chanson de Roland.

    C'est au 11ème siècle que la ville se reconstruit et devient le cœur du royaume de Navarre. des privilèges sont donnés aux pèlerins pour qu'ils 'y installent.

    Ceci a pour effet de créer trois quartiers distincts: Navarreria peuplée de basques et et Saint Cernin et saint Nicolas peuplés de francs.

    Affrontements obligés entre les deux communautés. Le roi Charles III parvient à unifier la ville en 1423.

    Au début du 16ème siècle, le royaume de Navarre s'unit à celui de Castille pour faire face à la France.

    Les rois de Castille en font une citadelle et construisent les fortifications dont une partie fut détruite afin de favoriser l'expansion de la ville.

    Et voilà pourquoi il m'a fallu en faire le tour, je n'avais pas trouvé la porte de France qui m'aurait fait pénétrer plus agréablement dans la citadelle !

    Comme quoi l'histoire a des retentissements imprévus !

     

    Porte de France et l'ancien pont-levis

     

    Pampelune est aussi célèbre pour la fête de Sanfermin (entre le 6 et le 12 juillet).

    les gens sont tous habillés de rouge et blanc et envahissent la place de l'hôtel de ville, ils s'arrosent de vin et de champagne et attendent,

    sautant, gesticulant sans mesure, le début de la fête. Les 6 jours qui suivent sont intenses.

    Tout le monde a entendu parler ou vu des images de lâcher des taureaux qui remontent depuis le toril jusqu'aux arènes en passant par les rues de la vieille ville.

    Les gens les plus courageux (ou les plus fous) courent devant et parfois de graves accidents surviennent.

    J'ai parcouru ces rues et me suis bien rendu compte de la difficulté et du danger que celà représente.

     

    Place de l'hôtel de ville

     

     

     

     

    On arrive vers la cathédrale qui, malheureusement était fermée, je suis arrivée trop tard... Gros regret !

     

    On n'oublie pas les places ombragées.

    Et les immeubles plus modernes qui ont , je trouve, beaucoup de cachet.

    Et... Les arènes qui "accueillent" les taureaux de la Sanfermin

    En arrivant vers 14 heures, je suis allée manger (fort mal d'ailleurs) dans une vieille rue où il y a de nombreux restaurants.

    Le soir, j'ai pu me faire ma propre cuisine dans le gîte car il était équipé d'une cuisine en libre accès

    et mon hôte a laissé à ma disposition de quoi me faire mon petit déjeuner à mon heure, ce qui n'est pas fréquent en Espagne

    où les hôtes ne prévoient pas toujours de nous sustenter avant 8 heures du matin.

    Heureusement certains gîtes acceptent de démarrer la journée à 7 heures et encore plus rare à 6h30.

    C'est pourquoi, bien souvent, on part avant, n'ayant grignoté que quelques biscuits et on prend le petit déjeuner en route.

    Certains pèlerins, pour éviter la chaleur, ou bien parce que leur étape sera très longue, partent avant le lever du jour à l'aide d'une lampe frontale.

    Il faut savoir que fin juillet le jour ne pointe qu'à 6h20 soit trois quarts d'heure d'écart avec chez moi qui suis plus à l'est.

    « Le 19 juillet 2017: de Zubiri à Pampelune, 19,4 kmMusée paul Valéry 2 »

    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    1
    Marie Le Corre
    Samedi 5 Août à 18:39

    Toujours bien documentées tes séries chemin de Compostelle, on apprend beaucoup et c'est bien. Quand j'entends le mot Pampelune, je pense toujours à une des Lettres de mon moulin, je ne sais plus laquelle, dans laquelle il était écrit "et jusqu'à Pampelune on en verra la fumée". J'ai un petit vide de mémoire mais il me semble que c'est dans La mule du Pape. Belles tes photos

    2
    Sylvie
    Samedi 5 Août à 19:54

    Oh ce pont !

     

    3
    zelindor
    Samedi 5 Août à 22:05

    BELLES PHOTOS NOUS VOYAGEONS AVEC TOI

    TU PRIES POUR NOUS ?

      • Samedi 5 Août à 23:04

        Mais Françoise, tu parles au présent, je suis revenue, tu sais?

    4
    Dimanche 6 Août à 07:29

    merci pour les explications qui sont intéressantes car je ne sais rien de tout cela .les bâtiments sont beaux et j'aime bien ces photos de rues.

    5
    Dimanche 6 Août à 14:16

    Merci pour cette page très intéressante

    Bel après midi

    6
    Dimanche 6 Août à 14:21

    coucou Martine ,

    me voilà de retour , le choc de la reprise du boulot fut douloureux ! lol

     tu as du bien souffrir de la chaleur en Espagne !

    à l'ile d'oléron la mer était à 19° ...bien rafraîchissante ! mdrr

    je te souhaite un bon dimanche et te fais de gros bisous 

    7
    Dimanche 6 Août à 14:57

    Très belles photos de rues. On découvre bien la ville  que l'on ne connait souvent  qu'à la suite des taureaux  galopant cornes basses. Les immeubles modernes sont très beaux mais j'y préfère les anciens avec leurs balcons traditionnels. Tu vois tu payes les séquelles de l'histoire ce qui t'a obligée à faire un grand tour alors que la porte de France n'étais pas loin. Et maintenant il y a prescription pour les coupables......'(lol)

    8
    Dimanche 6 Août à 18:14

    J'aime beaucoup ce billet très bien documenté. Tes photos sont très belles.

    J'imagine ce périple ! je suis admiratrice tu sais.

    BRAVO ++++++++++ (tu es "ma Grande petite voisine du haut")

    9
    Lundi 7 Août à 08:57
    Xtian

    Bonjour Martine

    De mes trois passages à Pampelona, j'ai gardé souvenir d'une ville très verte avec de grands parcs ou jardins. J'ai conservé également souvenir d'une longue entrée dans la cité et d'une toute aussi longue sortie...

    Bises

      • Lundi 7 Août à 16:01

        Oui, tu as raison, l'entrée semble longue mais la sortie n'en finit pas, ceci dit dans des parcs agréables mais on n'a pas l'impression d'avancer.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :