• La ville porte le nom de celui qui l'a fait édifier : Saint Dominique de la Chaussée, bienfaiteur des pèlerins.

    Attention, ce Dominique n'est pas le même que celui qui a fondé les dominicains !

    il est né un siècle et demi plus tôt.

    Celui qui a fondé l'ordre monastique était aussi espagnol : Dominique Nuñes de Guzman. 

    Domingo Garcia (son vrai nom) s'était retiré dans un bois et voyait passer les pèlerins qui peinaient à passer la rivière Oja.

    Il décida, soutenu par l'évêque, d'aménager une partie du chemin (d'où son surnom "Calzada") et de construire un pont en 1044.

    Il fonda aussi un hôpital pour soigner les malades dans son ancien ermitage et la chapelle Saint Marie.

    A sa mort, son élève Juan de Ortega poursuivit son oeuvre. la confrérie Saint Dominique continue l'assistance aux pèlerins.

    Le village prospéra grâce à l'afflux des marcheurs et certains s'y installèrent.

    A noter que le vieux pont sur l'Oja a malheureusement disparu sous le macadam de la nationale 120

    et nous ne sortirons pas de la ville en mettant nos pieds dans les traces de nos prédécesseurs.

     

    Le clocher de la cathédrale (1762) est indépendant du corps de bâtiment principal et ressemble, paraît-il au clocher de Santiago.

    Les origines de la cathédrale remontent en 1158 mais elle connut diverses modifications au 14ème et 16ème siècle.

    Le grand retable fait d'albâtre et de noyer date de 1545.

     

     

     

    Saint Dominique

     

    Tombeau de Saint Dominique mais en fait sa dépouille, selon sa propre volonté repose dans la crypte dans la simplicité.

     

     

    Mais l'originalité de cette cathédrale réside dans l'histoire du coq et de la poule.

    En effet, on entend chanter le coq. Il y a un poulailler dans ce lieu saint où habitent un coq et une poule blancs !

    Rassurez-vous, on les change toutes les trois semaines.

    Voici la légende :

    Un jeune allemand, en route pour Compostelle avec ses parents dédaigna les avances d'une servante.

    Pour se venger, elle introduisit une coupe en argent dans les bagages du jeune homme et l'accusa de vol.

    Le juge le condamna à la potence et celui-ci fut pendu immédiatement.

    Malgré leur chagrin, les parents continuèrent leur route vers Compostelle.

    A leur retour, ils firent halte à Santo Domingo et y trouvèrent leur fils pendu mais toujours vivant !

    Ils se rendirent auprès du juge pour lui faire part de ce miracle.

    Celui-ci s'écria qui si celà était vrai, le coq et la poule qu'il s'apprêtait à manger chanteraient dans le plat...

    Et miracle, les volatiles se mirent à chanter (l'histoire ne dit pas si le juge a fait un bon repas).

    Le juge stupéfait ordonna que le jeune homme soit dépendu puis il fit condamner la jeune fille pour qui il n'y eut pas de miracle !

     


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