• Avec le mauvais temps de ces derniers jours, Mira n'était pas beaucoup sortie et j'ai donc décidé de descendre vers le Séran: il devait couler très fort.

    En effet, c'était un véritable torrent, impétueux qui descendait son cours avec un bruit de cataracte.

    Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir au milieu de son lit...

    Le 12 décembre 2017: Sauvetage

    Un comtois, ou plutôt une comtoise car je connais son propriétaire.

    La jument était absolument immobile, visiblement en état de choc.

    Ni une, ni deux je retourne vers le village du plus vite que je peux (ça grimpe), évidemment le portable ne passe pas,

    mais finalement le propriétaire est prévenu et on se retrouve tous en bas

    pour essayer de tirer de ce mauvais pas la pauvre bête qui, je l'apprends, est aveugle.

    Il faut descendre dans la rivière glacée, les gars en ont jusqu'aux cuisses.

    Reine, la jument, complètement terrorisée et sûrement épuisée (depuis combien de temps est-elle là ?), ne veut rien savoir et plutôt que d'avancer recule,

    il faut passer derrière pour lui taper la croupe et essayer de la faire avancer et surtout... Ne plus tirer sur la longe.

    Enfin, Reine consent à progresser vers nous, ça semble être un énorme effort, il lui faut lutter contre le courant.

     

    Elle semble presque tirée d'affaire, il ne lui reste plus qu'à monter sur la berge. 

    Mais la jument, épuisée, ne peut pas et, bizarrement...

    Elle recule de nouveau, comme attirée vers le centre de la rivière et semble abandonner la partie, sa tête plonge sous l'eau.

    Il faut la lui soutenir. Le poids d'une tête d'un cheval de 900 Kg est considérable.

    Soudain, la jument s'abandonne et tombe comme une masse dans l'eau, la tête coule et de nouveau il faut la lui tenir

    Je pense à ce moment que tout est fini...

    Un tracteur, appelé à la rescousse est enfin arrivé et, une fois les sangles passées, cahin, caha, sous son ventre,

    elle est tirée sans ménagement sur la berge, il faut faire très vite.

    Il ne lui reste plus qu'à se relever, ce qu'elle ne peut pas faire, littéralement sans forces.

     

    Je dois rentrer, je travaille l'après-midi et le tracteur me ramène. il faut lui charger l'arrière pour retourner là-bas et essayer de soulever la jument.

    Le but est de la transporter dans la bétaillère pour l'amener à l'écurie, la réchauffer et la soigner.

    L'équipe n'est pas au bout de ses peines.

    Je ne sais pas si ils y sont arrivés, je ne sais pas si elle s'en est sortie...

    Mais je crois qu'il y a parfois un Bon Dieu pour les bêtes.

    (je vous tiendrai au courant de l'issue de tout celà)

     

    Je vais poster moins régulièrement ces prochains jours, le temps me manque et je suis un peu à cours de photos.

    Merci de vos visites et de vos témoignages ou commentaires auxquels je suis très sensible

    (au fait, c'est bien l'équipe 7 qui a remporté le concours de déguisement)

    A très bientôt.


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