• Le 30 juillet 2018 : de Ledigos à Sahagun, 20 km

    San Nicolas del Camino : poser son sac, s'asseoir à une table, il n'y a personne.

    Seule une musique qui sort du bar, mais une musique douce et les oiseaux du ciel.

    Devant moi, un "cafe solo", à ma droite l'église en brique et son clocher peigne.

    Il est 9 h 30 et c'est ma première pause-café.

    J'aimerais prolonger ce moment de calme délicieux mais… Oust, il faut repartir.

    D'ailleurs d'autres pèlerins arrivent.

     

    Avant cet arrêt béni, j'ai déjà traversé Terradillos de los Templarios

    qui appartenait, comme son nom l'indique à l'ordre des templiers.

    Puis, avant d'arriver à Moratinos, 3 km plus loin, dans un grand champ de tournesol,

    j'avise un couple, des australiens si je me souviens bien, qui essayent de se prendre en photo.

    Un petit coup de main s'impose et je leur offre de les prendre avec leur appareil.

    Ils veulent envoyer la photo à leur fille pour son anniversaire !

    A Moratinos, une belle église au clocher porche à base carrée.

    Il me manque juste la profondeur pour la prendre en photo, compte tenu de la position du soleil.

    Chose amusante, tous les troncs des arbres alentours sont entourés de petits carrés de laine cousus ensemble.

    Sans doute l'oeuvre des "señoras" du village.

     

    Puis on retrouve l'immensité des champs labourés et les quelques pèlerins qui marchent devant,

    les coquilles se balancent au rythme de leurs pas.

    dont ce monsieur très gros, aux doubles genouillères, qui avance à tous petits pas.

    Si doucement que tout le monde, en le doublant lui demande si ça va.

    Ces gens courageux font réfléchir et, encore une fois je constate la solidarité du chemin.

    On ne laisse jamais quelqu'un dans la difficulté.

     

    Arrivée à San Nicolas et me revoilà devant mon "espreso".

    J'ai eu un peu de mal à sortir de ce village, le plan du "miam-miam-dodo" ne correspondait pas vraiment à la réalité des lieux.

    Il me semblait que le chemin était beaucoup plus éloigné de la route, en fait il la longeait.

    Revenue sur mes pas, je suis allée au renseignement : une perte de temps stupide et des kilomètres en plus.

    On rentre peu après dans la province de Leon.

    Cinq kilomètres plus loin, j'arrive, juste après le rio Valderaduey, à la Virgen del Puente.

    Un ermitage de plus, il y en a tant dans cette partie de l'Espagne.

    La petite église du 12 ème siècle associe des éléments romans et arabes.

    Non loin, des sculptures témoignent du milieu du chemin "Camino Frances", ce qui n'est sûrement plus exact,

    le chemin ayant subi quelques modifications au cours du temps et de la construction de routes…

     

     

                                      

    C'est là aussi que j'ai rencontré Jean le Coréen (nom de baptême chrétien, son nom coréen reste imprononçable)

    Lui n'ira pas jusqu'à Santiago. Il préfère s'arrêter à 100 km de l'arrivée pour éviter le fleuve de pèlerins

    (nous en reparlerons l'an prochain).

    Il préfère terminer son séjour en retraite dans un monastère de bénédictins.

     

    Puis c'est l'entrée à Sahagun.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 11 Septembre à 05:51

    Coucou Martine

    Le Miam Miam Dodo, s'il a été la référence il y a une quinzaine d'années, est largement dépassé aujourd'hui par d'excellents topo-guides (car il ne vaut rien hors liste des hébergements). pour l'année prochaine, je te passerai mon Rother, le meilleur topo du Camino...

    Bises

      • Mardi 11 Septembre à 08:31

        Coucou Christian. J'ai le Rother chez moi, il est bien fait et je le compulse. j'ai aussi le Lepère. Chacun a sa spécificité. Le miam miam est bon pour les gîtes mais en effet ses cartes sont nulles et ne reflètent en aucun cas la réalité, je suis d'accord avec toi.

        Avant de partir je fais des photocopies de ce qui m'intéresse et donc les adresses de gîte. Cette année, voulant peser le moins lourd possible, je n'ai emmené que celles du parcours me concernant avec miam miam et quelques feuilles du Lepère. Les flèches jaunes sont souvent bien présentes mais parfois un peu effacées et… Comme j'ai souvent le nez en l'air… le GPS du téléphone aide aussi parfois.

    2
    Vendredi 14 Septembre à 22:54
    Pastellle

    Très sympa cette étape, je me régale de voir tes photos, et les australien sont trop mignons dans leur champ de tournesols.  :)

     

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