• Le 26 juillet 2018 : D'Hornillos à Castrojeriz, 19,7 Km

    J'ai compris, je me lève assez tôt pour profiter de la fraîcheur matinale.

    La meseta se trouve à une altitude oscillant entre 700 et 900 mètres, ce qui garantit des nuits assez fraîches,

    mais à partir de 10 heures, c'est le cagnard : si peu d'arbres qu'il est conseillé sur certains guides d'emporter une photo d'un arbre

    pour se réconforter et ne pas oublier ce que c'est !

    Ce jour-là, j'arriverai à 13 heures toute transpirante.

    Rencontre avec une famille française qui ne marchera qu'une semaine. Pour moi c'est trop peu,

    on n'a pas le temps de se mettre dans l'ambiance, de ce chemin qui est tout de même particulier.

    La première impression de cette meseta est l'immensité, souvent plate ou légèrement vallonnée,

    regard interrompu par d'innombrables éoliennes.

    Je ne polémiquerai pas sur cette façon de produire de l'énergie mais une telle abondance nuit au paysage !

    L'Espagne ne fait pas dans la modération et les grands propriétaires terriens qui possèdent ces terres (et n'habitent pas sur place)

    s'en mettent plein les poches au passage.

    Sur les photos, hormis quand je veux montrer ça, j'essaye toujours de les éviter.

    Nous traversons une petite vallée où chantent quelques cigales, avant d'arriver à l'église de San Anton.

    Ruines étranges. Le monastère a été  construit au 12 ème siècle pour y accueillir les pèlerins de l'ordre de St Antoine.

    Les murs encore debout datent du 14 et 15 ème siècle.

    On racontait alors que les monastères de cet ordre faisaient des miracles, permettant aux pèlerins de guérir du feu de St Antoine

    (ergotisme, maladie mortelle provoquée par l'ergot du seigle utilisé pour faire le pain, surtout en Europe du nord).

    En fait, on a découvert que les guérisons étaient dûes à l'alimentation locale de la péninsule ibérique, exempte de cet ergot.

    Le pain de blé local, le TAU en forme de T est très lié à St Anton.

    C'est ainsi que le TAU est devenue la croix des pèlerins et qu'il reste l'un des symboles mystiques de ce chemin.

    En s'approchant des ruines, une douce musique se fait entendre.

    Est-ce un nouveau miracle ? Un don du ciel ?

    Et non, juste à côté, Angel (prénom qui s'accorde bien avec le lieu)

    a créé un espace de repos providentiel où on peut se restaurer  et discuter à loisir. Plaisir du chemin qui n'est pas à dédaigner.

    3 km et demi plus loin, apparaît le château en ruines en haut de sa colline: c'est Castrojeriz.

     

     

     

     

    Mort à cet endroit d'une femme pèlerin.

     

    Vallée du rio Garbanzuelo

    Eglise San Anton et tympan malheureusement fort dégradé.

     

     

    Castrojeriz et église Santa Maria. Fatiguée, je ne l'ai pas visitée, ce qui est sûrement dommage.

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 4 Septembre à 07:33
    Dédé

    Coucou Martine. Et bien, rien que de regarder tes photos, j'ai chaud. C'est vrai que les paysages sans arbre me lassent vite mais on n'est pas partout dans les Alpes et il faut savoir être ouvert d'esprit.

    Quant aux éoliennes, je trouve qu'elles sont indispensables à la production d'une énergie propre mais il est clair que dans certains endroits, elles gâchent le paysage. Et on ne peut pas dire que les Espagnols fassent dans la dentelle, il est vrai. Malheureusement.

    Bises alpines et belle journée.

      • Mardi 4 Septembre à 08:20

        La production d'énergie propre, oui sans doute quand on ne connaît pas le dessous des cartes.

        Ce blog n'est pas le lieu pour faire une démonstration du danger de l'éolien. Ne t'inquiète pas le vent (mis à part les ouragans) n'est pas dangereux.

        Par contre tout ce qui entoure une éolienne que ce soit en amont de l'installation ainsi que la désinstallation (une éolienne ne vit pas éternellement) est terriblement destructeur (y compris la production de CO2)

        A la fin de cette série sur Saint Jacques je ferai un article là-dessus.

    2
    Kri
    Mardi 4 Septembre à 08:51

    Bonjour

    Ah ben oui il fait sec là
    Des photos qui réchauffent (ici il pleut)

    Je retiens l'idée de la photo d'arbre :-)

    3
    Mardi 4 Septembre à 09:44

    Bonjour Martine

    Mes passages par là l'ont été au printemps, c'est donc un nouveau paysage que je découvre. Tu ne l'as pas mentionné mais on l'aperçoit sur l'une de tes photos, à San Antón la route passe au milieu des ruines ce qui est très surprenant !

    Pour les éoliennes, il y en a effectivement beaucoup et de plus en plus en Espagne - il y a aussi de très nombreuses centrales solaires - et pas seulement en Espagne mais aussi ailleurs en Europe. Je ne suis pas convaincu par ton argument sur leur côté négatif, qu'il y ait des profiteurs (comme dans toutes activités humaines), je n'en doute pas mais globalement ce me paraît être l'avenir, un avenir où notre pays me paraît bien en retard. 

    Bises

     

    4
    Mardi 4 Septembre à 10:37

    Bonjour Martine

    ces champs à perte de vue c'est magnifique

    la vallée est superbe et les maisons très typées

    amitié et belle journée

    5
    Mercredi 5 Septembre à 10:46

    tes récits et tes paysages sont fabuleux comme toujours .

    6
    Mercredi 5 Septembre à 13:06

    Et quel beau ciel!

    7
    Mercredi 5 Septembre à 15:52

    C'est vrai que les éoliennes nous ne sommes pas habitués. Puis cela doit faire du bruit aussi .....

    Les paysages sont fort beaux .... Mais quelle chaleur. Est-ce indispensable de faire ce périple en plein mois d'Août ?

      • Mercredi 5 Septembre à 18:34

        Je n'ai pas trop le choix, je travaille encore et il m'arrive d'avoir mes petits enfants. En plus moins de pluie l'été et de belles couleurs de paille

    8
    Vendredi 14 Septembre à 15:39

    Ces paysages et surtout la dernière photo me donnent l'impression d'être revenu un siècle ou deux en arrière. Ha ha je crois que nous aurons des discussions passionnantes au sujet des éoliennes. Nous en avons beaucoup en Bretagne et on en aura même dans la baie de st Brieuc ce qui me semble assez catastrophique.

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