• La galère chez les oiseaux

     

    Le printemps est déjà bien avancé et les couvées d’oiseaux ont donné naissance à tous les oisillons qui pépient dans les nids,

     

    ouvrant leurs petits becs tout grands quand leurs parents apportent pitance…


    Mais tout cela c’est l’idée qu’on s’en fait, la réalité est bien plus dure que cette histoire idéale.


    Dans le laurier cerise, en face de la véranda, il y avait une famille de merles.

     

    Je voyais le père, beau mâle noir, se démener pour chercher les vers indispensables à sa femelle qui devait couver,

     

    bien à l’abri dans son nid.


    Mais voilà, nous n’étions pas les seuls à avoir compris le manège… Raminagrobis, lui aussi, traînait sous la haie…

     

    Le merle, un jour, n’est pas reparu…


    Au-dessus de la petite porte de l’étable, un trou dans le mur était idéal pour ce couple de rouge-queue,

     

    un nid bien caché et nous ne l’avons remarqué que grâce au « tic-tic » du papa

     

    qui passait aussi son temps à chercher la nourriture pour ses petits, un va et vient incessant du matin au soir,

     

    ponctué par le tremblement de la queue inhérent à cette sorte d’oiseau quand il prenait quelque repos sur un poteau, surveillant les alentours.

     

    Raminagrobis passait et repassait… A-t-il réussi à l’attraper pendant un court moment d’inattention ? Un jour, on ne l’a plus vu…


    Ce matin, un oisillon tombé, cette fois une mésange, bien trop petite pour se débrouiller et voler a été remise au nid à l’aide de gants.

     

    Drôle d’endroit : le conduit d’aération de la salle de bain.

     

    Franchement vous iriez vous installer dans un lieu où résonne ponctuellement un gros ventilateur, vous ?

     

    Et bien eux, ils doivent supporter le bruit de la soufflerie quand nous allons dans cette pièce et que nous allumons la lumière.

     

    Pourquoi avons-nous retrouvé ce soir quatre petits par terre, dont deux mourants et les deux autres déjà passés de vie à trépas.


    Pourtant il en reste un dans le trou ! Et on ne voit jamais aucun des parents...

     

    Je me suis même demandé si ce n’était pas un coucou qui aurait fait le coup… Affaire à suivre.

     

    Cette fois Raminagrobis n’y est pour rien mais je ne vous raconte pas le nombre de petits oiseaux trouvés morts devant la porte…

     

    C’est la galère chez les oiseaux !

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 1er Juin à 22:08

    c'est vrai que c'est triste, nous avions installé un nichoir à mésanges près de la maison que nous avons enlevé car les chats guettaient les petits dès la sortie du nid. cette année un couple de rouges-queues s'est installé dans un nid d'hirondelles abandonné nous avons eu très peur pour les petits mais ils semblent tous être partis après avoir tourné quelque temps autour de la grange. je regrette leur petit tec tec quand ils se posaient sur la corde à linge.

    bon dimanche

    2
    Samedi 2 Juin à 06:08

    bonjour Martine

    les premières couvées s'envolent mais leurs départs dans la vie sont semés d'embûches ...triste réalité .

    pas faciles d'avoir chat et oiseaux dans un même lieu , mais les oiseaux décident .

    ici aussi , la voisine a un chat et les oiseaux ne nichent pas , à mon grand regret car je les nourris longtemps .

    3
    Françoise SALAT
    Samedi 2 Juin à 17:35

    BIEN étudié, j'aime les oiseaux, une tourterelle vient sur la terrasse... j'avais remarqué des rouges-queues, et quand ils ont commencé à voler, la chatte de la voisine, leur a appris !

    4
    Dimanche 3 Juin à 14:59

    Tu as raison il y a beaucoup de naissances mais peu de rejetons ....

    Cela nous fait mal

    5
    Lundi 4 Juin à 16:59

    Ah ! Ces chats ! Ils faut les exterminer ...

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